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Thérapies comportementales et cognitives

Ce sont les thérapies qui représentent l’application de la psychologie scientifique à la psychothérapie.
Les TCC ont pour particularité de s’attaquer aux difficultés du patient dans « l’ici et maintenant » par des exercices pratiques centrés sur les symptômes observables au travers du comportement par l’accompagnement par le thérapeute qui vise à intervenir sur la façon de réfléchir du patient (ses processus cognitifs) considérés comme à l’origine des émotions et de leurs désordres. Ainsi les techniques utilisées interviennent à ces 3 niveaux : comportemental, cognitif et émotionnel. Ces thérapies sont particulièrement recommandées pour les troubles anxieux ( phobies spécifiques ou sociale, anxiété généralisée, obsessions, , attaques de paniques, TOC, stress post traumatiques) ainsi que pour la dépression, les insomnies , la boulimie ou certains troubles de la personnalité.

Déroulement :

Les TCC sont des « thérapies actives » : le psychothérapeute échange avec le patient, le renseigne, lui propose des techniques, astuces, etc. Parmi ces techniques figurent l’exposition (en imagination,ou in vivo), la relaxation, le façonnement, le modeling, la restructuration cognitive…

Quelque soit la thérapie, on retrouve les étapes :

  • Évaluation avant traitement : l’analyse fonctionnelle
  • Le contrat thérapeutique
  • Application du programme : elle se fait au rythme du patient, les étapes sont susceptibles d’être réajustées.
  • Évaluation des résultats : le psychothérapeute et le patient évaluent le succès de la thérapie en fonction des objectifs qu’ils s’étaient fixés.

Efficacité

La standardisation de la pratique des TCC a contribué à la reconnaissance de leur efficacité par leur caractère reproductible qui est une des exigences de la démarche scientifique. En France, le rapport français de l’INSERM de 2004 concernant l’efficacité des psychothérapies a conclu à l’efficacité des TCC dans quinze troubles cliniques étudiés sur seize, ce qui les place au premier rang des méthodes étudiées.

 

La méthode Feuerstein : Médiation cognitive

Elle a été créée par le professeur roumain Reuven Feuerstein en 1950, pour les enfants survivants de la Shoah . La méthode Feuerstein vise à accompagner l’enfant dans ses tâches en lui fixant un but, de sorte à ce qu’il comprenne le raisonnement utilisé : on parle de métacognition.
Elle a particulièrement fait ses preuves pour les enfants handicapés atteints d’une déficience mentale d’origine génétique ou due à une lésion cérébrale, de troubles autistiques ou d’épilepsie.
Comme il le répétait : « les chromosomes ne doivent pas avoir le dernier mot ». Selon Reuven Feuerstein, «toute personne est capable de changement, quels que soient son âge, son handicap et la gravité de ce handicap. Les enfants différents ont simplement besoin d’un surcroît d’attention et d’investissement personnel.»
Mais pour qu’un changement se produise, il faut qu’il y ait médiation humaine. C’est là le deuxième axiome de la pensée du professeur Feuerstein. Le médiateur est la personne qui s’interpose entre l’enfant et le monde, qui interprète pour l’enfant ses expériences, qui réordonne, organise, regroupe, structure les stimuli auxquels l’enfant est exposé, en les orientant vers un objectif donné. C’est cette médiation qui est bloquée dans les cas de déficience cognitive et que le médiateur ( le psychologue puis le parent) tente de rétablir.
Le but est de faire prendre conscience à l’enfant du processus de raisonnement qu’il utilise pour qu’il s’en serve dans les activités de la vie quotidienne. Elle lui permet d’augmenter ses capacités de réflexion, d’apprentissage mais aussi son autonomie, son adaptabilité et son intelligence émotionnelle.
Les séances se font de l’utilisation de jeux ou d’activités sur papier ( les 14 cahiers du programme d’enrichissement instrumental PEI) .
Il est à noter que le programme est aussi utiliser pour améliorer sa capacité de réflexion par des personnes cherchant à apprendre, réfléchi et décider plus efficacement.